15 janvier, 2006

Respirer - ch 1 - id 44

Respirer l'air pur. Le sentir vous envahir d'une précise mesure. Les gens oublient trop facilement ce que c'est. Ressentez vous la fraîcheur même de l'amant qui pénètre votre corps pour le saouler de vie ?

Ressentez vous ce que vous offre Gaïa à l'état pur ? Ces particules qui investissent nos corps pour leur permettre de se mouvoir.

Inspirer et expirer la caresse douce et vertigineuse de la simplicité volatile des esprits aériens.

J'aime respirer. J'aime sentir que je vis. J'aime cette sensation exquise lorsque j'inspire de tous mes poumons l'offrande divine et délicatement odorante de notre chère terre.

Apprenez à apprécier... Apprenez à ressentir et à vivre ce que vous ressentez au quotidien...

Laissez vos esprits s'envoler au doux soulèvement du ventre respirant.

Ecoutez les autres respirer et posez votre tête sur leur ventre.

Je me laisserai mourir au rythme de ta respiration...

Inspirez...

Degré d'émotion : 5/6

2 Comments:

Anonymous Anonyme dit...

Douleur et Plaisir sont les deux faces d'une même pièce. La vraie richesse ne consiste pas en le nombre de pièces au fond de ta poche, mais bel et bien en la façon de les regarder.

J'aime aussi ma vie, passée, présente, à venir.
Je souris à ton bonheur et joins ma voix à la tienne.

A l'occasion, lis un texte de Pablo Neruda sur la Vie ;)

Affectueusement

19 janvier, 2006 19:04  
Blogger Emotions Dreamer dit...

Merci de cette indication. Le style me plaît et la profondeur des sens de ses poèmes est à tomber.

J'en ai sélectionné un, pour donner un aperçu aux âmes errantes qui viendront se perdre ici...

http://www.pierdelune.com/neruda.htm

Abeja blanca zumbas --ebria de miel-- en mi alma
y te tuerces en lentas espirales de humo.


Soy el desesperado, la palabra sin ecos,
el que lo perdió todo, y el que todo lo tuvo.


Ultima amarra, cruje en ti mi ansiedad última.
En mi tierra desierta eres la última rosa.


Ah silenciosa!


Cierra tus ojos profundos. Allí aletea la noche.
Ah desnuda tu cuerpo de estatua temerosa.


Tienes ojos profundos donde la noche alea.
Frescos brazos de flor y regazo de rosa.


Se parecen tus senos a los caracoles blancos.
Ha venido a dormirse en tu vientre una mariposa de sombra.


Ah silenciosa!


He aquí la soledad de donde estás ausente.
Llueve. El viento del mar caza errantes gaviotas.


El agua anda descalza por las calles mojadas.
De aquel árbol se quejan, como enfermos, las hojas.


Abeja blanca, ausente, aún zumbas en mi alma.
Revives en el tiempo, delgada y silenciosa.


Ah silenciosa!


Pablo Neruda


traduction :

Abeille blanche, ivre de miel, toi qui bourdonnes dans mon âme,
tu te tords en lentes spirales de fumée.


je suis le désespéré, la parole sans écho,
celui qui a tout eu, et qui a tout perdu.


Dernière amarre, en toi craque mon anxiété dernière.
En mon désert tu es la rose ultime.


Ah! silencieuse!


Ferme tes yeux profonds. La nuit y prend son vol.
Ah! dénude ton corps de craintive statue.


Tu as des yeux profonds où la nuit bat des ailes.
Et de frais bras de fleur et un giron de rose.


Et tes seins sont pareils à des escargots blancs.
Un papillon de nuit dort posé sur ton ventre.


Ah! silencieuse!


Voici la solitude et tu en es absente.
Il pleut. Le vent de mer chasse d'errantes mouettes.


L'eau marche les pieds nus par les routes mouillées.
Et la feuille de l'arbre geint, comme un malade.


Abeille blanche, absente, en moi ton bourdon dure.
Tu revis dans le temps, mince et silencieuse.


Ah! silencieuse!

20 janvier, 2006 14:12  

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